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Le carbone : Chaque élément vivant est constitué de carbone (les cendres d'un morceau de bois sont en majorité
constituées de carbone). Il existe différents types de carbone :
- Le carbone fossile : matière organique, pétrole,... uniquement stocké dans la terre
- Le carbone gazeux : le CO2 principalement, CH4, CO (monoxyde),... stocké aussi dans l'atmosphère que dans la
terre ou que dans l'eau
Le problème mondial actuel est que la combustion des énergies fossiles produit en moyenne 6.3 Gt/an de carbone. Cette
masse de carbone gazeux produite est dissoute à hauteur de 1/3 dans les océans, soit 2.3 Gt et les 4 Gt de carbone restant se
retrouve dans l'atmosphère. Pour le développement durable, il faut impérativement maîtriser ces émissions dans l'atmosphère.
L'agriculture de la planète peut fortement contribuer à une ségrégation de 2 Gt en modifiant ses pratiques et en appliquant
les principes des techniques culturales simplifiées et du semis direct, bref les techniques de conservation des sols (une
autre dénomination possible des TCS). Pour ce faire, il faut une volonté politique encourageante et de soutien dans ce sens
sur notre planète. (source INRA)
Soutenez tous les agriculteurs qui comme nous appliquent ces techniques et participent au développement
durable par des actions réelles et effectives sur le terrain. Témoignez nous votre soutient en utilisant la fiche
contact !
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La matière organique : Elle est formée par les déchets végétaux et animaux sur et dans le sol et qui grâce à la
faune et à la flore du sol (vie macro-biologique et vie
micro-biologique) se décompose et est transformée en humus. L'humus en combinaison avec l'argile du sol forme le complexe
argilo-humique, ces 2 éléments sont aussi les colloïdes (sorte de colle) du sol. Cette association est réalisée grâce à la
vie biologique du sol.
A quoi sert le complexe argilo-humique ?
- Structurer le sol : Le sol est un ensemble d'agrégats (issue de la roche mère) et d'éléments chimiques en
suspension (sous forme d'anions et de cations) liés par le complexe argilo-humique. Un bon complexe argilo-humique permet
aussi de lutter contre les différentes formes d'agression du sol en surface (ruissellement, battance,...). La souplesse
de cet ensemble lié mécaniquement pour assurer la stabilité du sol permet à l'eau, à l'air, aux racines, à la faune et à
la flore de circuler librement et donc à chacun de jouer son rôle dans cette dynamique.
- Stocker et distribuer les éléments chimiques (minéraux et oligo-éléments) : Une grande partie de ces éléments
chimiques est stockée grâce au complexe argilo-humique, donc protégés contre le lessivage, tout en restant disponible pour
la plante. Mais comme le sol produit en permanence ces éléments simples, il y a donc une partie de ces ions qui restent
migrateurs surtout ceux issus de la minéralisation et peuvent donc emprunter différents chemins :
- Absorbés directement par les plantes (si une végétation est en place à ce moment là)
- Absorbés par des micro-organismes
- Perdus dans l'atmosphère (si travail profond ou trop énergique laissant un sol très ouvert)
- Perdus par lessivage
Un sol où le complexe argilo-humique est dégradé (par du tassement, des travaux réducteurs de la vie biologique comme le
labour, des sols nus, des déficiences d'humus donc de matière organique,...) augmente et favorise la perte de ces éléments
par lessivage où dans l'atmosphère au détriment de la plante qui ne trouvera plus tout ce dont elle a besoin dans ce sol.
Ceci engendre directement une augmentation des apports de fertilisants synthétiques et une diminution de la qualité des eaux.
En tout les cas, il faut favoriser la production de matière organique, un stock précieux en perpétuel renouvellement. Ceci
passe obligatoirement par les TCS associé à un couvert végétal permanent.
Le CO2 (dioxyde de carbone) :C'est un des principaux gaz à effet de serre rejeté dans l'atmosphère surtout par
la combustion des énergies fossiles. En agriculture, le labour par son ouverture profonde du sol et suivi de travaux
intensifs de destruction des agrégats laissent échapper d'importantes quantités de CO2 du sol. Pour leur photosynthèse,
toutes les plantes consomment du CO2, pour en extraire le carbone qui composera leur tissu végétal et rejeter l'oxygène dans
l'atmosphère ( 1 ha de maïs consomme entre 22 et 44 t de CO2 / an et rejette 16 à 32 t d'oxygène). Les résidus de récolte
amèneront ce carbone dans le sol par l'intermédiaire de la matière organique.
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L'agriculture traditionnelle intensive se retrouve avec au meilleur des cas un bilan carbone nul, mais
plutôt négatif entre plante/sol, car le carbone ségrégé par la culture et ramené par l'humus dans le sol est perdu à cause
des actions mécaniques tel que le labour et des périodes de sol nu plus ou moins longues.
Comment enrichir le sol en humus stable, donc en carbone ?
- Réduction du travail du sol : Utilisation des techniques culturales simplifiées et du semis direct
- Accroître la couverture végétale : Avoir un sol avec un couvert végétal permanent pour une production
maximum de matière organique
- Raisonnement des apports d'engrais de synthèse et des traitements phytosanitaires : Les réduire au
minimum d'après les besoins de la culture
L'avancé technique de l'agronomie moderne donne plusieurs solutions qui sont très peu appliquées à cause de nombreux
freins économiques (PAC, baisse des revenus,...) et notamment des investissements spécifiques et des connaissances
nécessaires.
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Nous rendons service à la société par notre travail effectif, un échange de bons procédés voudrait que
la société nous aide dans notre travail et à atteindre ces objectifs.
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